
Entre Foi et Destin
Une rencontre qui change tout
Farah, 22 ans, mène une vie simple et ordonnée — sa famille, son travail, ses cours d'arabe aux enfants du quartier. Elle ne cherche rien. Ni l'amour, ni un bouleversement.
Mais un vendredi comme les autres, un homme entre dans sa salle de classe. Calme. Les yeux baissés. Respectueux. Rien d'extraordinaire — et pourtant, quelque chose en elle se déplace.
Entre Foi et Destin est une romance pudique et profonde, qui explore ce moment fragile où le cœur comprend avant la raison.
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Prologue & Chapitre I — par Clémence Delaunay
Il y a des jours qui ressemblent à tous les autres…
Et puis il y a ceux qui changent tout.
Je n'ai jamais pensé que ma vie prendrait un tournant particulier.
Je vivais simplement. Sans me poser de questions. Sans attendre quoi que ce soit d'extraordinaire.
Mes journées étaient rythmées par des choses simples : ma famille, mon travail, ma foi.
Chaque vendredi, après le joumou'a, je donnais des cours d'arabe aux enfants du quartier. C'était devenu une habitude. Un moment que j'aimais, même si parfois la fatigue prenait le dessus.
Je pensais que ma vie était déjà écrite. Qu'elle suivrait ce chemin tranquille, sans surprise. Sans bouleversement.
Mais je me trompais.
Parce que parfois…
ce n'est pas dans les grands événements que tout commence.
C'est dans un regard.
Un silence.
Une présence.
Je ne savais pas encore que ce vendredi-là…
ne serait pas comme les autres.
Je ne savais pas encore que cette rencontre allait remettre en question mes certitudes, mes choix… et peut-être même mon cœur.
On dit souvent que le destin est déjà tracé.
Mais personne ne nous prépare vraiment au moment où il décide de se révéler.
Et moi…
je n'étais pas prête.
Je m'appelle Farah. J'ai 22 ans, une vie simple, une famille aimante… et des rêves que je garde pour moi.
Je ne cherchais rien.
Ni l'amour.
Ni un changement.
Ni quelqu'un.
Mais le destin… lui, ne demande jamais notre avis.
Et ce vendredi-là, sans que je le sache…
Tout a commencé.
« Yemma, tu reviens me chercher ? »
Je connaissais déjà la réponse.
« Non benthi, tu es grande maintenant. »
Je souffle légèrement. Pas de surprise. Chaque vendredi, c'est la même chose. Après le joumou'a, je donne mes cours d'arabe aux enfants. Et ensuite, je rentre seule.
Ce n'est pas que ça me dérange vraiment… Mais parfois, j'aurais juste aimé qu'on vienne me chercher. Comme avant.
La salle est calme aujourd'hui. Les enfants répètent la nouvelle sourate avec application. Je les regarde… et je souris. C'est ça que j'aime. Transmettre. Être utile. Être à ma place.
TOC TOC
Je relève la tête.
« Oui, entrez. »
Un homme en qamis entre. Respectueux. Silencieux.
« Salem aleykoum. »
« Aleykoum salam. »
Puis mon oncle arrive.
Et c'est là que tout commence.
« Je te présente mon neveu. »
Je tourne légèrement la tête. Et je le vois.
Rien d'extraordinaire. Pas de sourire charmeur. Pas de regard appuyé. Au contraire…
Il baisse légèrement les yeux.
Calme. Posé. Discret.
Je ne sais pas pourquoi… Mais je remarque ce détail. Dans un monde où tout le monde cherche à se montrer… Lui… c'est l'inverse.
Je détourne rapidement le regard.
Pourquoi je fais attention à ça ? Aucune idée.
Plusieurs jours passent. Je ne pense plus à lui… ou du moins, c'est ce que je me dis. Mais chaque vendredi, sans que je l'avoue, je me surprends à regarder la porte.
Et quand il entre — ponctuel, silencieux, les yeux vers le sol — quelque chose en moi s'immobilise. Je ne comprends pas ce que c'est. Je ne veux pas le comprendre.